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1
Dans les années 70, John était une star.
Chanteur dans un groupe de rock’n roll, il avait tout
connu : abus, groupies, fatigue… Les joies de la
popularité disait-il. Tout avait commencé un matin de 1957 où lui
et un de ces compagnons de classe avaient organisé un buff dans le
garage de sa grand-mère.
Quelques personnes étaient conviées à se
joindre à eux et s’éclater ; il avait alors 22 ans.
Malgré les remontrances de ses grands-parents pour le bruit, les
camarades se retrouvèrent comme cela plusieurs fois et décidèrent
de monter leur propre groupe : les Holly Suzy.
Ils s’entraînaient tous durs pour cela,
se voyaient 3 fois par semaine et arrivaient même à dénicher des
dates pour jouer dans les cafés de la ville.
C’était un truc pour jeunes évidement,
une batterie au rythme rapide, des guitares mises en avant, du gros
sont et les ados aimaient.
Ce n’est qu’en 1963, qu’il
se détachèrent vraiment des autres groupes de rock’n roll.
Ils furent un carton avec une nouvelle chanson que l’on
pouvait entendre en boucle sur toutes les radios :
Decadence.
Le groupe partis à la suite de cela en tournée
dans tout le pays, enregistrèrent leur premier album « Crash
in the Air » qui fit connu, lui aussi, un grand succès. Tout
s’enchainait par la suite pour John et ses amis, ils
croyaient en eux depuis le début et recevait le fruit de leur
travail. Les années passèrent, les membres du groupe changèrent à
quelques reprise après des litiges d’argent ou de filles.
John ne se mêlait pas de cela, il ne prenait pas parti et
c’est ce qui le mena à rester jusqu’au bout.
Le bout, ils le virent en 1987 en pleine
période new wave. Leurs chansons ne marchaient plus, et eux non
guère plus, trop shooté pour écrire quelque chose digne de ce
nom.
La dégringolade fut rapide, elle sépara les
membres du groupe et mis un terme à l’aventure.
John avait alors 52 ans et n’avait
jamais fait autre chose que chanter.
2
Quand une star connait le déclin, elle peut
voir que tout va beaucoup plus vite que pour connaitre le succès.
Après 2 ans, les gens ne le reconnaissait même plus dans la
rue.
Il vivait des maigres rentes de ses anciens
disques, des droits d’auteurs, et s’appuyé aussi sur le
salaire de coiffeuse de sa femme. Une ancienne groupie qui les
avait suivi sur la tournée en Allemagne en 1971.
Ils avaient eu 2 enfants qu’il
n’avait pas vu grandir et qui le détestait pour cela.
Quand survint la mort de sa femme, John fut
dévasté, comme tout autre mari l’aurai était, il était dans
sa 66 ème année et devenait fragile à ce genre de choc.
Il suivit alors un psychiatre pendant près de
deux ans qui le diagnostiqua en forte dépression.
Ses enfants après coup décidèrent de le placer
en maison de retraite. Il ne savait pas cuisiner, ne pouvait plus
se payer le luxe d’une cuisinière, et mettait constamment la
maison sans dessus dessous. Même ci ce choix était financièrement
lourd, les deux se décidèrent et préféraient utiliser
l’argent de leur père à le voir dans un bon environnement que
dans le dépotoir qu’il s’était créé.
Les premiers mois furent pénible pour John, il
ne comprenait pas ce qu’une ancienne star avait à faire dans
une maison de retraite avec pleins de vieux incontinents.
Il réussi à se faire un ami après tout,
Lucien, un ancien jardinier à moitié fou après avoir goûté aux
insecticides. Ils passaient leur temps ensemble, à parler de leurs
heures de gloires, leurs amourettes…
La nuit, John avait souvent du mal à trouver
le sommeil. Il n’avait jamais eu l’habitude de ce
coucher à une heure pareille et il avait beau lire, des choses
trottés dans sa tête. Le pire restait la matin, quand le médecin le
réveillait à 8h00 pour prendre ses cachets et aller déjeuner.
Il se sentais automate mais ne pensait pas
pouvoir faire quelque chose contre.
Il s’était déjà rebellé à plusieurs
reprise, avait tenté de s’échapper par trois fois, avait fumé
à l’intérieur et piqué de la nourriture en cuisine.
Un matin, lorsque le médecin vint le réveiller
comme à l’habitude, John eu le malheur d’apprendre
qu’un des pensionnaire était mort en pleine nuit.
Il cru d’abord à une mort naturelle mais
constata en passant devant la porte de l’ancienne chambre que
les médecins tenter de cacher des traces de lutte.
3
Quelqu’un avait donc pénétré le bâtiment
et assassiné ce pauvre vieux. John compris alors l’ardeur
avec laquelle les médecins s’acharnaient à enlever les
traces. Pour la réputation de la maison de retraite, il faut avouer
que ce n’aurait pas était le meilleur argument.
La morgue vint rapidement chercher le corps de
ce pauvre homme et tout le monde essaya de refaire sa petite vie
comme à l’habitude.
La nuit suivante John mima le sommeil et
s’introduisit dans la pièce du meurtre pour en savoir plus.
Pour lui, il était bien plus distrayant de tenter de découvrir
cette vérité plutôt que de se complaire dans le train-train des
veilles peaux. Il prit soin de ne pas se faire remarquer par les
gens chargé de la sécurité et joua d’un tour pour ouvrir la
porte.
Quelques taches de sang persistaient sur un
des mur et sur la moquette. La chambre avait cependant était
rangée. John inspecta rapidement les meubles et fenêtres et
retourna discrètement dans sa chambre.
Tout avait été organisé, les fenêtres et la
portes n’avaient pas était forcées. Le suspect était donc
soit un membre du personnel de securité ou de santé ou encore un
autre pensionnaire.
Il passa la journée suivant à examiner
l’attitude de ces congénères afin de voir si un d’eux
ne pourrai pas être suspecter. Mais à part les quelques
sexagénaires encore vigoureux, les autres étaient plutôt légumineux
et incapable de faire un effort comme celui de commettre un
meurtre.
Une chose lui sembla cependant louche, le
médecin qui venait le réveillé avait pris congé pour quelques
jours. Il attendit alors son retour pour pouvoir émettre toute
jugement.
Il ne se sentais d’ailleurs pas au
meilleur de sa forme. Il était fatigué et avait des crampes. Il
prenait ces quelques jours pour repos intensif, après tout il
n’étais plus tout jeune et il fallait qu’il s’y
fasse.
4
Le docteur avait l’air plutôt anxieux
c’est bien vrai mais de là à le suspecter… John
préférait arrêter toutes ces foutaises, il allait mieux et ne
voulait pas compromettre sa santé pour un vulgaire crevage de
vieux.
Il reprit alors ces activités avec Lucien, qui
lui aussi commençait à s’inquiéter. Il ne voulait pas perdre
le seul amis qu’il avait dans ce trou, le seul qui lui
parlait sans le traiter de drogué.
Le soir d’après il se réveilla en pleine
nuit à cause de maux de têtes monstrueux quand il s’aperçut
qu’il avait du sang sur les mains. Il alla se laver les main
à toute vitesse et cru que ça tête allait exploser. Pourquoi ce
sang ? Etait-ce lui ?Qu’avait-il fait ? Mais
il n’en avait aucun souvenir !
Bien évidement il ne pu dormir de la nuit et
essayait de ne pas aller voir le résultat si il y en avait un pour
ne pas se faire prendre. Mais il ne du pas attendre longtemps, le
lendemain matin, l’échos d’un autre meurtre se
propageait dans l’établissement. Lucien
vint lui en parler directement :
« tu as vu ça, encore un qui a
clamsé ! jcommence à avoir les jetons moi
aussi ! »
John fit mine d’être choqué mais était
vraiment perturbé par sa découverte de la nuit dernière. Les mêmes
questions, qui ne trouvaient aucunes réponses. Encore s’il
s’en souvenait ! Il aurait compris, après tout ils sont
chiants ces vieux ! mais là…
Lucien passa la nuit avec lui dans sa chambre
à essayer de trouver un coupable décent, ce qui ne mettait pas John
dans une position agréable, mais s’il ne le faisait pas, cela
aurait pu paraitre louche pour son ami.
Le médecin apporta les médicaments comme à
l’habitude et renvoya Lucien dans ça chambre en le sermonnant
comme un enfant.
Ils se rencontrèrent de nouveau pour le petit
déjeuné et c’est là que Lucien élucida un des mystères sans
le savoir.
« Tu sais tes médocs, ils sont bizarres
non ? enfin jveux dire t’en avait pas des autres
avant ? pourquoi t’as changé ? »
John ne répondit pas et alla tout droit dans
le bureau du médecin, entra sans frapper, et demanda des
explications. Le docteur le regarda d’un air coupable et se
leva pour aller fermer la porte :
« Vous voyez John, vous étiez hors du
lot, anarchiste dans un sens, et rejeté… changer vos
médicaments n’as pas était difficile… et tout à
fonctionné comme prévu. Vous avez tué, le patron est viré et la
police est en route pour vous incarcérer . Ils ont trouvés vos
empruntes. Je vais enfin devenir directeur ! N’essayez
pas de dévoiler cela, ils vous prennent déjà pour un
fou… »
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